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Le blog emploi de l'ESTACA

Les métiers qui ne connaissent pas la crise

4 Mai 2013, 16:30pm

Publié par Patricia VAUX

Source : Management

22/04/2013 à 15:02 / Mis à jour le 22/04/2013 à 15:10

Cessons de nous lamenter, le marché de l’emploi reste dynamique dans certains métiers. Les fonctions détaillées ici ont la cote et n’exigent pas de lourde reconversion.

Difficile de voir le marché du travail avec optimisme alors que la barre des 3 millions de chômeurs a été franchie et que les plans sociaux rythment l’actualité. «Pourtant, avec environ 170.000 embauches prévues cette année, le marché de l’emploi des cadres résiste bien», tempère Jean-Marie Marx, directeur général de l’APEC. Certaines fonctions pourraient même très bien s’en sortir (Lire aussi : Les recrutements attendus en 2013 dans 200 métiers ). «La crise a généré des besoins importants de certains profils pointus comme les actuaires et les ingénieurs en recherche-développement», confirme Antoine Morgaut, PDG Europe et Amérique latine de Robert Walters. Autres candidats prisés, «ceux qui disposent d’une double compétence, technique et commerciale, par exemple», indique Fabien Stut, directeur général adjoint de Hays Paris. Tour d’horizon des métiers qui ont le vent en poupe.

Ingénieur en recherche-développement : le gros des recrutements chez Thales, Safran…
Ce métier de spécialiste a récemment fait les frais de suppressions de postes dans certaines entreprises. Mais il recrute toujours. Les groupes ont plus que jamais besoin de grossir leurs rangs de bataillons d’ingénieurs très pointus pour concevoir et développer leurs prochains produits, effectuer une veille technologique et juridique (lois, brevets déposés…), élaborer des prototypes ou réaliser des tests en laboratoire.
Qui recrute ? L’aéronautique, l’énergie, l’environnement, l’agroalimentaire, la santé et la chimie. Safran recrutera 3 000 collaborateurs en 2013, dont un grand nombre d’ingénieurs en R&D. Autres cibles : les sociétés de conseil et d’ingénierie (télécoms et informatique) ou les organismes publics de recherche (CNRS, Inra…).
Quel profil ? Les projets exigent une vision transversale et internationale. Des qualités d’analyse, de synthèse et de rigueur sont indispensables, tout comme la maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères. Un bon relationnel est requis. L’idéal : passer par une école d’ingénieurs ou un master technique spécialisé dans le domaine d’activité de l’entreprise (accessible aussi en formation continue).
Quel salaire ? De 35.000 euros pour un débutant (moins de huit ans d’expérience) à 70.000 euros pour un profil expérimenté (plus de quinze ans).

Acheteur : son périmètre s’est beaucoup élargi
Son rôle consiste à acheter les produits dont l’entreprise a besoin en sélectionnant les meilleures offres en termes de prix, de qualité et de délais de livraison. Il cherche aussi à réduire les coûts et les stocks pour accroître le bénéfice net. Dans la distribution, il est salarié d’une centrale d’achats ou d’un magasin et a une ou plusieurs gammes de produits à gérer. Dans l’industrie, il est chargé des matières premières et des équipements destinés aux chaînes de production.
Qui recrute ? Les entreprises de plus de 200 salariés en général, dans l’industrie, la distribution et les services.
Quel profil ? L’acheteur est souvent diplômé d’une école de commerce ou titulaire d’un bac + 2 (DUT techniques de commercialisation…). Les doubles compétences (ingénieur avec une spécialisation en commerce, par exemple) sont recherchées. Des passerelles existent pour les commerciaux.
Quel salaire ? Tout dépend du secteur d’activité, de la nature des produits et du périmètre de la fonction (assistant acheteur, acheteur industriel, acheteur international…). Comptez 25 k€ pour un débutant, 40 k€ après cinq ans d’expérience et au moins 60 k€ au-delà de dix ans.

Responsable Supply Chain : l’e-commerce fait exploser les besoins
Optimiser la logistique, en termes de coûts comme de délais, n’a jamais été aussi important pour les entreprises, qui veulent remonter leurs marges. Ce métier, qui comprend la coordination des entrepôts, l’acheminement des produits, le réapprovisionnement et la surveillance du circuit logistique, a donc la cote.
Qui recrute ? Historiquement, les grandes entreprises industrielles. Mais avec le développement de l’e-commerce, d’autres secteurs, comme les cosmétiques, sont demandeurs.
Quel profil ? Bac + 5 (écoles de commerce, de gestion, d’ingénieurs ou master) avec une spécialisation en «supply chain». Des passerelles existent pour les responsables de la production, les directeurs des achats ou de l’approvisionnement. Une expérience de cinq ans est en général requise.
Quel salaire ? De 30.000 euros à 50.000 pour les profils les plus expérimentés.

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