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Le blog emploi de l'ESTACA

Le diplôme d'ingénieur français est reconnu comme équivalent au « master of science » aux États-Unis

14 Août 2013, 10:02am

Publié par Patricia VAUX

L'AACRAO (American association of collegiate registrars and admissions officers) reconnaît le diplôme d'ingénieur français comme équivalent au « master of science », indique le 19 juillet 2013 l'ambassade française aux État-Unis, pour qui cet accord est « historique ». L'AACRAO regroupe les responsables des admissions des universités américaines et définit les équivalences de diplômes. Philippe Massé, président de la CTI (Commission des titres d'ingénieurs), se félicite de cet accord, estimant qu'il résulte du travail conjoint de plusieurs organisations.

« Jusqu'à présent, le diplôme d'ingénieur français était considéré comme équivalent au 'bachelor of science' par l'AACRAO (American association of collegiate registrars and admissions officers) (…) [Il] vient d'être reconnu comme équivalent au 'master of science' », indique l'ambassade française aux États-Unis. « Alors que le décret de 1999 relatif à la création du master stipule que ce grade est conféré de plein droit en France aux titulaires d'un diplôme d'ingénieur, les États-Unis exigent six années d'études supérieures (4 + 2) pour attribuer un master. Le processus de Bologne avait permis de faire reconnaître le 'bachelor' européen (3 ans d'études supérieures) comme équivalent du 'bachelor' américain (4 ans) et de moduler ainsi cette exigence pour le master européen qui correspond à 5 ans d'études supérieures (3 + 2) », explique l'ambassade.

LES ÉTUDES EN CLASSES PRÉPARATOIRES MAL IDENTIFIÉES

« Une difficulté particulière apparaissait pour les 'grandes écoles', les études en classe préparatoire étant souvent perçues comme un cursus propédeutique, souvent mal identifié dans le parcours diplômant et dans l'architecture des diplômes européens. Ainsi, le diplôme d'ingénieur français décerné au bout d'un cursus de 2 + 3 ans était jusqu'à présent évalué par l'AACRAO comme un 'bachelor of science'. Cette sous-évaluation de la valeur du diplôme d'ingénieur français soulevait de nombreuses difficultés. Les droits à certains types de visa ou d'emploi, par exemple, ne sont ouverts qu'aux titulaires de diplômes niveau master. L'inscription en doctorat de titulaires du diplôme d'ingénieur français était également complexe aux États-Unis », poursuit l'Ambassade.

« Cet accord résulte d'un travail en commun avec la Cdefi, les ministères, l'IESF », ainsi que « de contacts soutenus » que la CTI a entretenus avec l'Abet, son homologue américain, et avec l'ACCRO, estime Philippe Massé, président de la CTI, interrogé par AEF. L'Abet sera l'invité officiel du prochain colloque de la CTI en février 2014, indique-t-il aussi. « Notre système est compris outre-atlantique », se félicite-t-il. Cependant, il constate que « les échanges restent déséquilibrés : nombre d'ingénieurs français partent étudier aux États-Unis, mais nous avons encore du mal à faire venir des étudiants américains. »

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