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Le Blog Emploi de l'ESTACA

                       


Ce blog est destiné en premier lieu aux anciens élèves diplômés de l'ESTACA. C'est avant tout un espace de travail et d'échange, nous vous remercions de le respecter.

L'objectif est de vous faire partager des informations sur les thèmes liés à l'emploi, à la gestion de carrière, ainsi que sur les  entreprises partenaires de notre école. Vous serez également informés sur les évènements majeurs concernant l'emploi des ingénieurs.

 

Conférence-débat animée par Michel BRE, Conseil en management 
Jeudi 14 février 2008 9h30 – 12h30
Lieu : Association Immobilière de l’Ecole Militaire (ASIEM)
6, rue Albert de Lapparent - 75007 PARIS
 
Le Génie Industriel, science de l’ingénieur, vise à l’amélioration des performances des organisations industrielles et de services en procurant à leurs responsables une vision d’ensemble des systèmes complexes. Les seniors, détenteurs de cette compréhension globale grâce à leur expérience devraient y trouver toute leur place. Or leur emploi pose problème, notamment en France, où il est à un niveau parmi les plus bas d’Europe. Pourquoi ? Nécessité économique, difficultés générationnelles ou paradoxe culturel ?
Le GGI a souhaité engager une réflexion sur cet enjeu fort des années à venir. Il a invité pour proposer des réponses et en débattre avec vous :
 
9h - 9 h15                  Hervé HILLION - Président du GGI
                                    Ouverture des débats et introduction du thème
 
9h15 - 10h15             Jocelyne LOOS - BAROIN - Directeur de   l’Observatoire Social Veolia
Environnement
                                    La situation de l’emploi des seniors en Europe
 
10h15 - 11h15           Laurent MAHIEU - Secrétaire National Cadres -  CFDT  
L’accord national interprofessionnel sur l’emploi des seniors : des paroles aux actes
 
11h15 - 12h15            Michel LENOEL - Président fondateur de P+I  Conseil
Le manque de seniors à l’international dans les industries pétrolières : témoignage
 
GGI Groupement de Génie Industriel www.g-g-i.org
 
 
Inscription payante auprès de Jean TROUCHAUD,  Secrétaire Général du GGI – Tél :   0679229446 – Email : trouchaud.jean@wanadoo.fr
A l'occasion d'un colloque organisé par l'AEF, un certain nombre d'entreprises ou de branches professionnelles sont venues témoigner de leur expérience pour maintenir dans l'emploi les seniors.

De fait, le taux d'emploi des seniors en France est l'un des plus faibles d'Europe (37,8 %) ; il faudrait pourtant qu'il atteigne 50 % en 2010.

Le raison en est bien connue : les entreprises françaises ont longtemps favorisé les départs anticipés à la retraite. Cette politique est peu à peu entrée dans les habitudes culturelles et a malheureusement fortement contribué à répandre l'idée selon laquelle les seniors n'étaient plus suffisamment compétents, trop chers, démotivés etc. Mais aujourd'hui, les entreprises se rendent compte qu'elles ne peuvent plus se priver d'un pan entier de compétences au sein de leurs équipes. Sans compter que le système des pré-retraite est particulièrment onéreux et que la France ne peut plus se le permettre...

Mais faire machine arrière est long et difficile. Certaines entreprises, essentiellement les grandes, ont décidé de s'attaquer à cette question en mobilisant à la fois la direction et l'ensemble des salariés. De même, le gouvernement a lancé un plan d'action national pour l'emploi des seniors. Mais combattre les représentations négatives vis-à-vis des seniors et modifier les comportements des entreprises et des salariés prendront du temps, sans doute une génération complète.


Extrait recueilli par Gaëlle PICUT - Revue PERSONNEL de Juin 2007

PARCOURS D'ATELIERS "45 ans et +" DE LA CITE DES METIERS DE PARIS

L'atelier "Retrouver un emploi à 45 et plus" - projet européen Equal - a pour objectif de relancer dans une dynamique les demandeurs d'emploi fragilisés par un chômage souvent de longue durée, presque toujours vécu comme une cassure.

C'est une occasion de sortir de son isolement et de partager ses difficultés avec d'autres dans un esprit d'écoute et de respect.

L'objectif se situe à deux niveaux :

- Prendre conscience de ses freins collectifs (représentations mentales) et individuels (son histoire personnelle).

- A partir des différentes prestations et outils existants, ébauche de plans d'actions en intégrant le point de vue de entreprises.

L'atelier se décompose en trois demi-journées :

- La première est un lieu d'achanges et d'écoute où l'on peut exprimer ses difficultés et être entendu. Les participants prennent conscience des freins qui peuvent entraver leur retour à l'emploi. Le point de départ est le ressenti des participants. La nuit qui sépare la première demi-journée de la la seconde permet souvent de laisser décanter les émotions qui ressortent. Cette animation est assurée par un consultant qui maîtrise les techniques de dynamique de groupe.

- La seconde demi-journée permet d'intégrer le point de vue et la problématique de l'entreprise et de la société par rapport aux plus de 45 ans. Les participants ont ainsi l'occasion de connaître les récentes évolutions règlementaires (Accord National Interprofessionnel sur les Seniors), l'évolution démographique et les exemples des entreprises qui recrutent des seniors. Cette animation est assurée par un consultant issu de l'entreprise qui connaît les évolutions récentes de la règlementation et des besoins des entreprises à court et à moyen terme.

- La troisième demi-journée, animée par un consultant spécialiste de l'entreprise, de l'emploi et des preestations et outils pour les plus de 45 ans, donne un maximum d'informations sur les différentes prestations existantes (nationales, mais aussi régionales). Une analyse critique du CV de chaque participant est l'occasion d'ébaucher un plan d'actions au travers des outils abordés ainsi qu'un avis "générique" des entreprises sur la faisabilité du plan d'actions ainsi élaboré.

Un petit déjeuner mensuel organisé au sein de la Cité des Métiers permet à l'ensemble des participants des différentes sessions de se retrouver quelques temps plus tard pour faire le point de manière informelle et surtout communiquer sur les succès.

Mesure d'aide locale de Paris - Public : Demandeurs d'emploi de 45 ans et plus de la région parisienne. Inscription à l'accueil de la Cité des Métiers de Paris. Atelier mensuel.

Enquête sur ces sociétés qui cherchent à garder leurs quinquas. Même si elles restent encore minoritaires, le mouvement général est lancé.

Pas adaptables les séniors ? Peu mobiles ? Moins compétitifs que leurs cadets ? Les idées reçues ont la vie dure. Et les chiffres semblent les valider. En France, les préretraites ont fait basculer le taux d'emploi des 50-65 ans sous la barre des 38%, l'un des plus bas d'Europe. Et une enquête MANPOWER révèle que seulement 6% des employeurs intérrogés ont développé des mesures spécifiques pour recruter des quinquas.

Brigitte USTAL-PIRIOU, responsable du groupe de réflexion sur la gestion des âges à l'ANDCP préfère parler de verre à moitié plein. "Avant tout, les entreprises n'affichent pas de politique discriminatoire, estine-t-elle. Elles doivent s'occuper de l'ensemble de leur population, y compris les seniors".

Il n'empêche, après les vagues de départ en préretraite, les grands groupes ont dû opérer des virages à 180° et réviser complètement leur politique. Telles les Caisses d'Epargne où avant 2000, les salariés partaient à 53 ans pour les femmes et 58 ans pour les hommes. Une époque révolue qui a nécessité une redynamisation des collaborateurs sur le point de partir. Les caisses ont réalisé entretiens de carrière, bilans de compétence, séminaires. 7 ans plus tard, le bilan est plutôt positif et nombre de seniors ont évolué vers d'autres fonctions.

Dans l'industrie, des entreprises ont introduit des aménagements horaires, des ergonomes ont fait leur apparition, notamment dans l'automobile, pour adapter les chaînes de montage. Et, en parallèle, les sociétés cherchent à valoriser un savoir-faire dont elles ont plus que jamais besoin.

Sur le site GE Healthcare de Buc, en région parisienne, spécialisé dans les produits d'imagerie médicale,  on fait appel au quinquas pour le mentoring, la formation, le coaching. "Ils sont en tête de liste grâce à leur expérience, leur expertise, leur connaissance des process et des organisations, souligne Karine Rolland-Roumégoux, RRH pour les fonctions ingénierie.

On leur confie le tutorat et la formation interne

Vinci pratique lui aussi le tutorat et la formation interne avec l'aide de ses seniors. Dans le même temps, entretiens annuels et entretiens de carrière réguliers permettent, à tous les âges, de faire le point sur les compétences et la formation, "justement pour ne pas avoir à gérer une carrière senior, souligne Véronique Pedron, à la DRH Groupe. Il ne s'agit pas d'une population à part, ils font partie de la gestion des RH", ajoute-t-elle. Si les mentalités évoluent en interne, la progression est beaucoup plus lente à l'externe.

Lorsque François Humbert a commencé à chercher du travail à 45 ans, cet ingénieur ancien directeur commercial dans une SSII, a entendu qu'à son âge, il ne fallait pas espérer grand chose. Le choc. Il y a un an, il a créé son cabinet, Cadres Seniors Consulting, ciblé sur le recrutement des 45 ans et plus. Avec un constat : si peu d'entreprises pensent aux seniors d'emblée, réflexion faite, elles embauchent. Certaines sociétés, trop rares, en font même un moyen de stabiliser leurs équipes, voire un avantage concurrentiel.

Le cabinet Menway International a voulu innover. Avec une quarantaine d'entreprises toulousaines, il a lancé RED (Réseau Emploi Durable) autour d'une idée simple : anticiper les ruptures et les licenciements en connaissant les besoins de chacun. Et au sein du RED, il a créé une pépinière de seniors  qui permet aux cadres "sur la touche" de se relancer. D'abord détachés de leur entreprise, ils peuvent dans un deuxième temps envisager une nouvelle carrière.

Une mobilité intéressante, qui ne doit pas masquer une double réalité, estime Olivier Spire, PDG de Quincadres. "Pour les non-cadres seniors, la situation reste très difficile. En revanche, les cadres connaissent le quasi-plein-emploi.

Le retour à un poste passe certes très souvent par la case missions ou CDD au départ, mais l'ostracisme n'est plus de mise affirme-t-il. Craignant une pénurie dans un an, il bichonne dès aujourd'hui ses candidats !

Article rédigé par Christine PIEDALU paru dans l'EXPRESS N° 2914 - Cahier N°3 Réussir

La discrimination des plus de 50 ans est un fait avéré qui continue et cette attitude est acceptée et intégrée dans les comportements.

Une solution pour un(e) Quinqua qui a perdu son job peut être de créer son activité. Mais cela ne s'improvise pas.

L'Institut pour l'Emploi l'a bien compris et a proposé à  l'Assedic de Paris et à celle de l'Ouest Francilien de financer le programme de formation que vous trouverez en cliquant sur ce lien : http://www.quinquascitoyens.net/documents/formation_consultant_expert.pdf

Une réunion d'information vous est proposée :
- le 13 septembre pour l'Assedic de l'Ouest Francilien

à 10h à l'adresse suivante : 14 rue Victor Hugo 92800 Asnières où aura lieu la formation.

Pour y participer, il faut vous inscrire en envoyant un courriel à l'adresse suivante : ipemploi@aol.com

Selon un ouvrage intitulé « L'emploi des Seniors » rédigé par Nicole Catala, professeur agrégée de droit, ancienne secrétaire d'Etat et consultante en droit du travail au cabinet Jeantet Associés, les entreprises françaises dans leur ensemble n'ont pas mesuré les conséquences du nécessaire allongement de la vie active et ne développent pas suffisamment l'emploi des seniors.


 

Réalisée auprès d'un panel diversifié d'une vingtaine d'entreprises de 600 à 400 000 salariés et édité sous l'égide du CIFFOP (Centre interdisciplinaire de formation à la fonction personnel) par la Documentation Française, cette enquête « L'emploi des Seniors * » conduit à un constat pessimiste sur la politique des entreprises sur cette tranche d'âge.

« A partir de 2008, seuls les salariés ayant travaillé quarante ans pourront, à soixante ans, obtenir une retraite à taux plein, ce qui signifie pour beaucoup une prolongation de la vie professionnelle » indique le communiqué de Jeantet Associés.

Et de rappeler que « bien qu'un quinquagénaire ait normalement devant lui quinze années de travail, soit un tiers de sa vie professionnelle, le recrutement des personnes de plus de 45 ans reste rare ». Il apparaît que la très grande majorité des entreprises, encore imprégnées par la culture des pré-retraites, n'ont pas mis en place les politiques de motivation et les formations continues nécessaires pour favoriser une gestion dynamique de la deuxième partie de carrière. « A une époque où l'on parle de formation tout au long de la vie, aucune chance n'est pratiquement offerte aux seniors pour actualiser ou élargir leurs compétences par la formation ».

L'enquête démontre cependant l'amorce d'une certaine prise de conscience et décrit la mise en oeuvre de quelques expériences innovantes même si la France accuse ainsi un retard important par rapport à d'autres pays d'Europe où s'est développée une politique active en faveur de l'emploi des seniors. Des entreprises telles que Schneider Electric dont 25% du personnel est senior, ou Thales, ont mis en place des mesures pour conserver ces anciens dans l'emploi, toutes deux ayant supprimé les dispositifs de pré-retraites.
 

D'autres pays ont mis en œuvre avec succès des mesures :

Le Japon a mené une politique publique cohérente et continue l'encouragement à la prolongation de l'activité. Les entreprises doivent occuper plus de 6% de salariés âgés de plus de 55 ans. Des centres de ressources humaines spécifiques ont été créés pour favoriser l'activité des retraités en complément de leur retraite.

En Suède il est possible de combiner entre 60 et 65 ans un travail à temps partiel et une retraite partielle, à l'opposé des systèmes continentaux qui imposent une alternative entre revenus du travail et revenus de remplacement.

Les Pays Bas, ont en plus de ces mesures, mis en place un système de licenciement qui fait que les salariés les plus âgés ne sont pas systématiquement les victimes des réductions d'effectifs.

La Finlande a mis en place un programme « l'expérience est une richesse nationale » afin de favoriser un vieillissement actif. L'efficacité de ce programme est démontrée : en cinq ans le taux de l'emploi des 55-59 ans est passé de 51% à 63% et l'âge de retrait du marché du travail de 58,2 ans à 59,3 ans.

En France, il est impératif de faire passer le niveau d'emploi des seniors de 36,8% à 50% d'ici 2010, objectif retenu par les partenaires sociaux dans la ligne du sommet européen de Lisbonne.

« Les pouvoirs publics doivent s'appuyer sur l'initiative prise par les mêmes partenaires sociaux pour accélérer la prise de conscience et l'accompagner par des mesures ponctuelles mais efficaces à l'image de ce qui a été fait dans les autres pays » conclut le communiqué.
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