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Le Blog Emploi de l'ESTACA

                       


Ce blog est destiné en premier lieu aux anciens élèves diplômés de l'ESTACA. C'est avant tout un espace de travail et d'échange, nous vous remercions de le respecter.

L'objectif est de vous faire partager des informations sur les thèmes liés à l'emploi, à la gestion de carrière, ainsi que sur les  entreprises partenaires de notre école. Vous serez également informés sur les évènements majeurs concernant l'emploi des ingénieurs.

 

SALON NATIONAL DES INGENIEURS ET DES SCIENTIFIQUES DE FRANCE : 14 & 15 mai à la Grande Arche - Paris-La Défense.

Services informatiques, banques, recherche & développement : de plus en plus de secteurs sont confrontés à la difficulté de recruter des ingénieurs. Alors que les pénuries commencent à pointer et que les salaires grimpent,  recruteurs et candidats se retrouvent à la Grande Arche de La Défense pour le Salon National des Ingénieurs et Scientifiques de France (SNISF). Fusion de Prosearch-Top Ingénieurs et du salon national des ingénieurs, la manifestaton 2008 bénéficie du soutien du Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France (CNISF) qui regroupe 120 associations d'anciens élèves d'écoles d'ingénieurs et 30 associations scientifiques, techniques et professionnelles, et compte près de 120.000 adhérents.

Au cours de cette première édition, les employeurs rencontreront des jeunes diplômés ou des cadres confirmés issus de toutes les fonctions scientifiques. Les candidats, qui accèderont gratuitement au salon, pourront s'informer auprès des représentants des entreprises, mais aussi bénéficier de conseils sur leur CV, leur lettre de motivation ou leur carrière auprès de professionnels du recrutement.
Sur le site
www.saloningenieurs.com , ils peuvent d'ores et déjà s'entraîner à des tests d'évaluation et calculer leur salaire.

Paru dans l'USINE NOUVELLE N° 3093 du 17 avril 2008

Partenariats et doubles diplômes se multiplient entre écoles d'ingénieurs et de gestion. Le management fait désormais partie du bagage de l'ingénieur.

C'est un fait désormais admis : le management a pardaitement sa place dans la formation des ingénieurs. Toutes les écoles ont aujourd'hui intégré dans leur cursus des enseignements managériaux sous des formes variées : gestion, comptabilité, finance, relations humaines... Le tout avec la bénédiction de la Commission des Titres d'Ingénieur (CTI). Elles répndent ainsi à un double souci. D'abord s'adapter à la demande des entreprises, désireuses de recruter des ingénieurs aptes à collaborer avec les managers. Ensuite, rendre la formation d'ingénieur plus attractive et donc lutter contre la désaffection qui frappe ce type de cursus.

"Une avancée pédagogique"
La plupart des écoles d'ingénieurs ont en outre conclu des partenariats avec des écoles de gestion. Là encore, la diversité est de mise : échanges d'étudiants, mastères spécialisés communs, cursus commun, options de troisième année...
Certaines écoles ont carrément mis sur pied des cursus de double diplôme. La CTI a ainsi habilité il y a quelques mois, une formation d'"ingénieur en management technologique", (IMT), délivrée par l'Institut Normal Polytechnique de Grenoble (INPG) en partenariat avec Grenoble Ecole de Mangement. Le feu vert de la CTI vient de couronner près de vingt années de collaboration entre ces deux institutions. Ceci est l'exemple de la voie de nouveaux types de diplômes d'ingénieurs.

"D'abord faire ses gammes"
Il faut souligner que le double diplôme ne fonctionne que dans un sens : pas question d'accorder un diplôme d'ingénieur à un étudiant en gestion. De plus, si certains responsables d'entreprises encouragent le mouvement, d'autres militent pour un renforcement du socle de compétences scientifiques. C'est le cas dans des firmes commes EADS ou THALES.
Enfin, les ingénieurs titulaires d'un double diplôme ne doivent pas se bercer d'illusions : ils ne pourront pas prétendre dès leur sortie de l'école à la direction d'une équipe ou d'un projet d'envergure. Même doté de solides connaissances en management, un débutant doit d'abord faire ses gammes.

Extrait des Echos sup' du 15 avril 2008 - Rubrique "Piloter sa formation"

Selon Marie-Christine CRETON, membre de la Conférence des Grandes Ecoles en charge des accréditations, la grande tendance des 3èmes cycles est la multiplication des partenariats. Des équipes pédagogiques mixtes, issues de grandes écoles et d'universités, travaillent ensemble pour monter des formations communes. "C'est une façon intelligente de travailler. Nous sommes dans un univers de la connaissance très concurrentiel et il faut que nous unissions nos forces".

Le meilleur exemple en est la formation sur la gestion des risques : il s'agit d'un problème global, qui est aussi bien technique et financier qu'humain.
Les grands thèmes actuels tournent autour de la logistique ou de la mondialisation des systèmes d'information. La gestion des risques, le développement durable sous toutes ses formes, la finance, les services spécifiques, la relance du nucléaire sont très en vogue.

En résumé, le développement des doubles diplômes procède du même esprit de coopération. Les entreprises ont besoin de ces deux types de profils, experts dans des domaines pointus ou généralistes ayant une vision managériale et des compétences en conduite de projet. Il est important que les grandes écoles de commerce et d'ingénieurs notamment collaborent pour monter ensemble des formations.

Extrait des propos recueillis par Aude SERES - Le Figaro étudiant du 12 mars 2008

Jacques est rongé par la peur. Sa hiérarchie vient de revoir ses objectifs commerciaux à la hausse. « Il en va de la survie de l’entreprise », lui a-t-on fait comprendre. Et s’il n’était pas à la hauteur ? Déjà, il y a quelques mois, sa performance avait légèrement fléchi. La direction l’avait cloué au pilori, devant tous ses collègues. Sandrine aussi vit dans l’angoisse. Du chômage. La menace de restructurations pèse sur le groupe dans lequel elle travaille depuis une dizaine d’années. Son supérieur a beau lui assurer que son poste n’est pas menacé, cette cadre brillante élabore d’effrayants scénarios à longueur de journée. Pierre est assailli par le trac avant chaque présentation à ses équipes. Il redoute de transpirer, de bafouiller et d’avoir ce léger tremblement des mains qui lui fait perdre tous ses moyens. Jacques, Sandrine, Pierre… la liste pourrait être encore longue de ces cadres qui travaillent l’angoisse chevillée au corps.

La peur est l’émotion du danger. Véritable processus de survie, elle est apparue chez l’homme pour le mobiliser face à des risques vitaux. C’est bien sûr encore le cas aujourd’hui pour certains salariés exposés à des agressions, dans des agences bancaires ou des transports en commun par exemple. Mais, dans nos environnements professionnels actuels, la peur survient surtout dans des situations où les « menaces » sont davantage psychologiques que physiques : l’échec, le jugement négatif de l’autre, le changement n’en sont que quelques exemples. Or, de toutes les émotions humaines présentes au travail, la peur est sans doute l’une des plus fréquente et certainement l’une des plus toxiques. Elle pousse naturellement à la fuite ou à l’inhibition et est donc rarement associée à la motivation. Toutes les recherches en psychologie comportementale le confirment : nous progressons beaucoup plus efficacement quand nos comportements adaptés sont récompensés que lorsque nos comportements inadaptés sont punis. Autrement dit, la recherche du plaisir est un bien plus puissant moteur pour l’homme que l’évitement de la peur. « C’est quand on arrive le matin à son travail la peur au ventre que l’on donne le meilleur de soi-même » affirmait récemment un ancien dirigeant d’un grand groupe équipementier automobile. Eh bien non ! Autant sur le plan éthique que sur le plan économique, il n’est pas acceptable que la peur soit érigée en mode de management de l’entreprise.

Patrick LEGERON, psychiatre et directeur général de Stimulus, cabinet de conseil en changement comportemental - Vu sur l'Expansion.com

Les négociations de rapprochement entre l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) et la Commission des titres d’ingénieurs (CTI) sont engagées. Si le principe semble acté, modalités et périmètres de collaborations restent largement à définir. Forte de ses 74 ans d’existence mais fragilisée par une récente évaluation externe, la CTI n’entend pas se laisser diluer dans la grande Agence d’évaluation française.


Le possible non renouvellement de la CTI au sein d’ENQA (cf. article EducPros) précipite les discussions de rapprochement entre l’AERES et la CTI. Et alimente les rumeurs de fusion. Une fusion que la Commission, soutenue par les écoles d’ingénieurs, refuse catégoriquement, lui préférant une mise en réseau. Jean-François Dhainaut, président de l’AERES, a évoqué quant à lui le terme de « fiançailles », lors du colloque de la CTI, mardi 5 février à Clermont-Ferrand.

Eviter d'être « diluée dans un grand ensemble monolithique »

Si les deux parties sont convaincues de la nécessité de collaborer, elles discutent actuellement des modalités. Principal point d’achoppement : le cadre administratif de ce rapprochement. La CTI ne veut pas être « diluée dans un grand ensemble monolithique », selon l’expression de Bernard Remaud, son président. Hors de question de renoncer à sa composition paritaire (moitié académique, moitié professionnel) ou de ne pas avoir la main sur la conception de son référentiel. Pour son président, « si l’académique prenait le pas sur le professionnel, cela changerait la donne de la formation d’ingénieurs en France ».
 

L’AERES ne voit, elle, que des avantages

« L’interaction de la CTI avec le monde économique peut nous apporter beaucoup et, à l’inverse, l’Agence peut aider la CTI sur le volet recherche. Une harmonisation de nos calendriers d’évaluation pourrait aussi être bénéfique », assure Jean-François Dhainaut. L’AERES se dit même prête à accueillir la commission dans ses locaux, rue Vivienne, pour faciliter ces échanges. Contre les tentations d’un ingénieur niveau bachelor Autre sujet de discussions : la visibilité européenne. La CTI veut garder son identité et sa représentativité à l’échelle de l’Europe pour « défendre l’ingénieur à la française au niveau master contre les tentations d’un ingénieur niveau bachelor », souligne Bernard Remaud.
 

Pour l’AERES, en revanche, une démarche commune serait plus judicieuse

Deux groupes de travail conjoints CTI-AERES ont été constitués et devraient aboutir dans les prochains mois. La modification prévue du décret de constitution de l’AERES pourrait donner l’occasion de fixer le schéma retenu. En signe d’apaisement, Jean-François Dhainaut a chargé Daniel Grimm, ancien directeur adjoint de Centrale Paris, de conduire les négociations pour l’Agence. A Clermont-Ferrand, le président de l’AERES a tout de même mis en garde CTI et écoles d’ingénieurs : « l’erreur serait de ne pas nous entendre. Les politiques pourraient alors nous imposer leur point de vue ». A bon entendeur…


Article rédigé par Sylvie Lecherbonnier - 11.02.08 - Site http://www.educpros.fr
Depuis dix ans, le portage salarial a permis à 100.000 cadres, pour l'essentiel des seniors, de vivre une transition entre activité et retraite. Roland Bréchot, directeur général de l'Institut du temps géré, défend cette solution connue pour le renforcement de l'employabilité et la continuité des parcours professionnels.

De l'avis des experts, le portage salarial, utile au redéploiement du parcours des cadres, c'est l'employabilité. Les contestations et atermoiements juridiques ont créé une situation floue qui nourrit les interrogations des candidats au portage et des entreprises qui pourraient leur confier des missions. Mais, le 15 novembre dernier, un nouvel accord avec les partenaires sociaux représentatifs a été signé pour en définir les bonnes pratiques.

Depuis dix ans, cette technique a permis à 100.000 cadres, pour l'essentiel des seniors, de vivre une transition entre leur activité et leur retraite en les transformant en prestataires de services. Les sociétés chargées de couvrir la responsabilité civile professionnelle, de payer le salaire et de facturer les prestations leur ont permis de conserver un statut de salarié, évitant que l'ostracisme social dont sont victimes les seniors ne se transforme en un véritable drame.

Bien que les premières pratiques se trouvassent éloignées de l'orthodoxie du droit social - salaires conditionnés au paiement du client, contrats mal rédigés, absence de négociations avec les partenaires sociaux -, le portage salarial a bénéficié de 1988 à 2000 d'une relative bienveillance. Le succès venant, les entreprises réunies au sein du Sneps (Syndicat national des entreprises de portage salarial) ont entamé en 2004 des négociations pour concevoir un dispositif juridiquement et socialement acceptable par tous.

Les entreprises de portage salarial ont mis en place de véritables communautés de travail avec des services de recrutement, un suivi des prestations, un règlement, des formations allant souvent au-delà des obligations légales. Tout ce qui caractérise le lien de subordination qui peut être pratiqué avec des cadres "autonomes" tels que définis par la convention collective Syntec-CICF. Aujourd'hui, les "quinquas" sont rejoints par des "quadras" et même par des cadres de 30 ans. Cette tendance illustre une attitude nouvelle face à l'emploi. La sécurité consacrée par le CDI n'est plus une motivation pour beaucoup de cadres. Elle ne représente plus qu'une illusion chaque jour disloquée, dans le secteur privé ou public.

Ces cadres profitent d'une rupture de parcours pour se lancer dans une aventure socialement aménagée et accompagnée par des professionnels. Pourquoi ne créent-ils pas une entreprise ? Simplement parce que le monde a changé: les marchés sont complexes, les conjonctures se retournent rapidement et les motifs de recours à l'autonomie ne manquent pas. La démarche est devenue plus pragmatique. La société de portage salarial est alors un moyen transitionnel adapté à de nombreuses situations: tester le marché avant de s'installer, optimiser sa fin de carrière, se repositionner professionnellement, poursuivre une activité après la retraite. Ajoutons à cela que le portage salarial facilite l'intervention ponctuelle d'experts dans des entreprises, là où nul ne saurait les remplacer. En effet, doit-on créer une entreprise pour ces quelques interventions par an ?

Pour autant, le portage salarial ne réduit pas le nombre d'entreprises créées. Il est même devenu "la couveuse" de multiples projets. Le statut d'indépendant conduit trop fréquemment à une précarisation avec des charges réduites mais aussi des avantages sociaux réduits et l'absence de continuité avec les cotisations des salariés. Il peut aussi isoler les personnes qui se lancent dans l'aventure au moment où elles ont besoin de conseils et de réseaux pour trouver des missions. Les formations, les conseils, les conférences mises à disposition par les entreprises de portage salarial font qu'elles ne sont pas uniquement des centres de gestion administrative.

Au moment où notre pays a tant besoin de "flexisécurité", il serait bon, plutôt que d'en parler, d'encourager ce mode d'organisation du travail. L'accord signé en novembre par les syndicats constitue un premier pas vers une intégration aux textes législatifs à venir. Le portage salarial ne doit pas rester un enjeu confidentiel que se disputent les orthodoxes du droit social et les néomalthusiens avides de nouveaux débouchés pour leurs officines. Il doit devenir une solution connue et défendue pour le renforcement de l'employabilité et la continuité des parcours professionnels.

Roland Bréchot, directeur général de l'Institut du temps géré

Article paru dans « La Tribune » le 10 Janvier 2008

PSA veut doubler de taille au Mercosur

C'est ce qui ressort d'un article paru dans l'Usine Nouvelle du 6 décembre.

A l'horizon 2010, la présence de PSA au Brésil et en Argentine aura doublé de taille. Le plan présenté le 3 décembre à Rio de Janeiro par Vincent RAMBAUD, le patron de la division Mercosur du constructeur, prévoit 500 millions de dollars d'investissement d'ici à 2009. Les usines de Palomar (Argentine) et de Porto Real (Brésil), bénéficieront de 150 millions de dollars pour atteindre 500.000 voitures par an dès la mi-2009. Les 350 millions restants seront investis dans le développement de produits conçus pour la zone. Avec douze lancements prévus d'ici à 2010, PSA vise 500.000 unités par an au Mercosur dans trois ans.

Article rédigé par Thibaut de JAEGHER - usine Nouvelle N° 3080
Les français plébiscitent les sciences. Les filières scientifiques sont jugées intéressantes pour 70% d'entre eux, selon l'institut CSA.  57% des personnes interrogées pensent que les débouchés sont bons, alors que 62% des jeunes estiment que ces filières sont difficiles d'accès....

A propos de Centrale Paris - Un nouveau cursus vient d'être mis en place lors de la rentrée 2007 : afin d'être plus proche des préoccupations des entreprises, une activité "enjeux" à été créée, focalisée sur six grands thèmes - énergie, environnement, information & connaissance, santé & biotechnologies, territoires & mobilité, mutation de l'économie.
Les étudiants ont pour obligation de mener à bien un projet sur l'un de ces thèmes proposés par des entreprises partenaires.
Une équipe sera prochainement chargée de mettre en place une démarche qualité avec une évaluation permanente des enseignements.


A propos de EUROMED - Création d'un réseau dédié au management responsable. Une réflexion commune sera menée par 11 entreprises, des enseignants-chercheurs et des étudiants.


A propos de l'INP Grenoble - l'Institut Polytechnique Isérois poursuit la réforme de son cursus. 6 écoles autour de 6 thématiques :  énergie-eau-environnement, informatique-mathématiques appliquées-télécoms, systèmes avancés-réseaux, génie industriel, science du papier-communication imprimée-biomatériaux, physique-électronique-matériaux.


A propos de l'ENSCI - La promotion 2007 du Mastère "Création en nouveaux médias" présente ses oeuvres du 15 au 22 octobre 48 rue Saint-Sabin à Paris 11ème.


Source : l'Usine Nouvelle - rubrique "Repères Campus" - parue le 18 octobre

Pour l'entreprise, les compétences permettent la concrétisation en actions et comportements de la mission de l'entreprise, de son métier, de sa stratégie et de ses valeurs. Elles sont l'expression en savoir-faire fondamentaux des avantages concurrentiels durables de l'entreprise. De ce fait, les compétences qui se définissent à un moment donné, doivent pouvoir être revisitées. Elles sont observables en situation professionnelle et incluent des aptitudes relationnelles aussi bien que des aptitudes techniques. En conséquance, il n'existe pas de compétences dans l'absolu, hors d'une problématique d'entreprise ou de métier.

Le management par les compétences est un système apprenant pour l'organisation qui intègre trois éléments fondamentaux garants de la performance de l'entreprise : le respect de l'autonomie des acteurs, des règles du jeu claires et une gestion de plus en plus individualisée.

LE RESPECT DE L'AUTONOMIE DES ACTEURS
Les salariés et leurs managers avec le soutien des RH opérationnels, sont seuls capables d'assurer la montée en compétences, en s'adaptant aux besoins des métiers. Ils ont le choix de leur niveau d'investissement et donc de de la performance individuelle et collective. La prise en compte de cette liberté est difficile pour la direction et le management habitués à un management autoritaire ou paternaliste, ainsi que pour les acteurs qui raisonnent dans une logique d'affontement ou de prise en charge.

DES REGLES DU JEU CLAIRES
Tous les acteurs ont besoin d'un cadre pour pouvoir prendre, en toute confiance, la responsabilité du développement des compétences. La direction de l'entreprise est responsable de donner de l'importance au développement des compétences. Elle se doit de définir ces processus en cohérence avec la stratégie, sachant qu'aujourd'hui, la stratégie est un mouvement permanent. C'est pourquoi, une réelle transparence et une démarche d'appropriation quant à ces processus et leurs liens avec la stratégie de l'entreprise, sont nécessaires.

UNE GESTION DE PLUS EN PLUS INDIVIDUALISEE
Comme dans la relation client qui s'oriente vers une relation personnalisée avec une segmentation de plus en plus fine, le système de management par les compétences s'oriente vers une gestion individualisée des besoins, ou du moins par une gestion de petits groupes de personnes partageant les mêmes caractéristiques. Le salarié change progressivement de mentalité, il est proactif sur un marché interne et externe de l'emploi.  Les managers et les Ressources Humaines doivent évoluer dans leurs pratiques et développer une posture nouvelle, celle d'accompagnant du développement des personnes en situation professionnelle.

De fait, ce système de management par les compétences permet de concrétiser la relation d'échange entre l'entreprise et le salarié : performance et développement des compétences - individuel et collectif. La responsabilité de "l'employabilité" des employés est une responsabilité partagée entre les salariés, les entreprises et les institutions (responsabilité qui incombait peu au salarié dans le paséé).

UN ENGAGEMENT RECIPROQUE
Cette démarche s'appuie sur l'engagement des salariés, du management (la direction et le management de proximité), et la fonction ressources Humaines (la direction et les RH de proximité). Chacun prend une part importante non seulement dans la mise en oeuvre de la démarche mais aussi dans sa construction et son évolution dans le temps : chaque acteur a, certes un rôle spécifique mais doit, aussi, tenir compte du rôle des autres. De plus, il est de plus en plus courant qu'un salarié ait plusieurs "casquettes" ou rôles. Ceci nécessite ouverture aux autres, feedback, coopération et gestion des conflits d'intérêt si nécessaire, interdépendance.

LES CONDITIONS DE REUSSITE
La mise en place d'un management par les compétences doit être gérée comme un projet et nécessite :
- un porteur de projet,
- une communication appropriée favorisant l'approbation,
- un mode de régulation favorisant l'intégration de toutes les parties prenantes,
- une déclinaison en processus,
- la mise en place des indicateurs de performance,
- la mise en place d'un système pérenne d'évolution.

En synthèse, un management par les compétences s'appuie sur un contenu précis, des modes opératoires et une structure managériale, ce qui nécessite de développer :
- un modèle de compétences au service de la stratégie de l'entreprise (un modèle simple, opérationnel, efficace, communicable, en évolution constante),
- des processu clés, cohérents entre eux au service du modèle de compétences,
- des acteurs engagés à titre individuel et collectif (ligne managériale, fonctions support, les instances représentatives des salariés, les salariés).

Mais la viabilité du système dépend en premier lieu de l'engagement des managers de proximité et de la qualité de la relation établie entre eux et les salariés. Pour que ce système reste performant (c'est à dire vivant, aidant et apprenant), l'entreprise se doit d'être au service de ces managers et de cette relation.

Rubrique rédigée par Dominique PETERSON, consultante chez RIGHT Managmeent - Revue RH & M N° 27 d'octobre 2007

Encore peu développé en France, le concept de "socialisation organisationnelle" devrait permettre d'optimiser l'intégration des nouvelles recrues dans l'entreprise, de gérer les bouleversements de carrière et de faciliter le transfert de compétences entre générations.

Le concept vient des pays anglo-saxons. C'est le processus par lequel on enseigne à un individu et par lequel celui-ci apprend son rôle dans l'organisation. Deux notions sont donc imbriquées : celle de transmission par l'organisation et celle d'acquisition par l'individu. Alors que le premier aspect est étudié depuis les années 1960, le second fait l'objet d'un intérêt beaucoup plus récent de la part des responsables RH. L'individu n'est pas passif par rapport à ce que lui apporte l'organisation : il doit assimiler la culture d'entreprise, apprendre à tenir son rôle, acquérir les compétences de son emploi et s'intégrer à une équipe. Il appartient à l'entreprise, pour sa part, de mettre en place des outils pour accompagner les nouvelles recrues dans leurs efforts d'intégration.

Comment cela se passe-t-il ?
Comme tout processus, la socialisation organisationnelle évolue dans le temps. La socialisation anticipée commence lors de la formation initiale et du recrutement. L'entrée effective dans l'organisation marque le début de la deuxième étape consistant en l'acquisition de la culture d'entreprise, du rôle et des compétences attendues dans le travail, et du fonctionnement au sein de l'équipe. La troisième étape est consacrée à la résolution par l'individu, de conflits de rôles comme ceux pouvant exister dans la vie privée et la vie professionnelle... Tout au long de sa carrière, le salarié connaîtra des phases de "resocialisation", notamment lors d'un changement de poste ou d'un changement majeur de l'organisation.
La socialisation a lieu, qu'elle soit gérée ou non. L'entreprise a donc tout intérêt à déployer des programmes en accord avec sa stratégie (fidélisation du salarié sur le long terme ou efficacité au travail à court terme). Selon l'horizon temporel envisagé et le niveau de formalisation des procédures de socialisation, l'organisation peut exercer une influence : la standardisation des valeurs, dans le cas du "formatage culturel" propre à certains grands groupes ; la créativité individuelle, dans le cas d'une intégration de type "sélection naturelle" fondée sur l'aptitude individuelle à aller au devant de l'information et à se débrouiller seul ; le "formatage technique", assurant l'homogénéité des pratiques (domaine de l'audit) ; ou, enfin, "une main-d'oeuvre inter-changeable" formée sur le tas (restauration rapide ou centres d'appels).

Selon les ressources, l'individu développe sa propre stratégie d'intégration. Dans une logique à court terme, il peut adopter, souvent par contrainte, une stratégie de "survie" fondée sur ses compétences techniques, ou bien, de manière volontaire, une stratégie de "mercenaire" cherchant la meilleure offre dans son réseau professionnel externe. Dans une logique de long terme, l'individu opte soit pour une stratégie de "développement de son expertise" par le biais de la formation professionnelle, soit pour une stratégie de "développement de carrière" en s'appuyant sur son réseau professionnel interne.

Quel est l'enjeu de la socialisation organisationnelle pour la période à venir ?
Au niveau de la gestion des individus, la socialisation organisationnelle se révèle un outil incontournable pour attirer, fidéliser et impliquer les collaborateurs actuels ou futurs. Au niveau organisationnel, les modèles de socialisation aident à trouver le bon équilibre entre les besoins de conformité et de cohésion autour de la culture d'entreprise et les besoins d'inovation et de créativité. Les principes de la socialisation organisationnelle sont aussi très intéressants en matière de knowledge management et de transfert des connaissances entre générations. Sur ce point, la différence d'âge constitue généralement un facteur favorisant l'échange. Il existe cependant des cas de conflits de générations. Le contexte de chaque entreprise étant unique, un audit préalable de la socialisation est utile avant de déployer des outils de transfert de connaissance. Plus précisément, les "juniors" comme les "seniors" ne constituent pas des groupes homogènes. Par exemple, la transmission est difficile entre les groupes ayant des difficultés à se projeter dans l'avenir (angoisse de l'obsolescence des compétences pour certains seniors, passivité face à la précarité de l'emploi pour cetains juniors). Au-delà de la formation professionnelle, du développement des carrières et de la valorisation de l'expertise, le parrainage et le tutorat, lorsqu'ils sont structurés et encadrés, constituent des outils de socialisation efficaces pour la mutualisation des connaissances.
Sur un autre point d'actualité, la gestion des équipes-projets représente un défi pour les responsables d'entreprise. Le salarié doit gérer des identités multiples (identification à l'équipe-projet, par nature éphémère et marquée par la diversité des profils et des appartenances, identification à l'employeur et/ou à l'entreprise cliente...). On peut affiner de manière très pointue les conditions optimales de socialisation pour gagner à la fois en efficacité et en rapidité opérationnelle. Autant d'enjeux qui représentent évidemment de sérieux atouts concurrentiels pour les organisations.

Propos de Delphine LACAZE, Maître de conférence en GRH à l'IAE d'Aix-en-Provence, recueillis par Pauline RABILLOUX, N° 875 d'Entreprise & Carrières
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