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Le Blog Emploi de l'ESTACA

                       


Ce blog est destiné en premier lieu aux anciens élèves diplômés de l'ESTACA. C'est avant tout un espace de travail et d'échange, nous vous remercions de le respecter.

L'objectif est de vous faire partager des informations sur les thèmes liés à l'emploi, à la gestion de carrière, ainsi que sur les  entreprises partenaires de notre école. Vous serez également informés sur les évènements majeurs concernant l'emploi des ingénieurs.

 


Une conférence organisée par le Club RH de l'ESSEC le 14 janvier avait pour thème  : Le DRH du 3ème millénaire. Il s'agissait de présenter le livre éponyme préfacé par Nonce PAOLINI (DG de TF1) et dans lequel 15 DRH témoignent des enjeux des DRH aujourd'hui.

En prise directe avec les contradictions et les évolutions de la société, le DRH a un impact considérable sur le bon fonctionnement et les résultats d'une entreprise. Personnage clé de la direction générale, proche collaborateur du président ou du directeur dont il est souvent le confident et le conseiller personnel, il doit aussi représenter l'intérêt général et se faire l'avocat des causes délicates, le défenseur des valeurs et de l'éthique de l'entreprise, le médiateur qui sera pour tous une référence autant qu'un compagnon de route.

Après une mise en scène des grands enjeux de cette fonction dont la complexité va croissant, ce livre rassemble les témoignages de personnalités majeures exerçant au sein de groupes prestigieux. Chacun s'est prété à un entretien et à l'écriture d'un texte sur le thème "Le DRH du 3ème millénaire". Ils y évoquent tour à tour leur parcours, leurs motivations, leur conception du rôle de DRH et leur vision des évolutions futures.

La dernière partie du livre est consacrée à l'analyse croisée et prospective des différents entretiens ainsi qu'à une synthèse tournée vers l'avenir. Elle explore et met en perspective les grandes questions auxquelles le fonction se verra confrontée à l'horizon des prochaines décénnies.
Les questions suivantes sont notamment abordées :

- Le DRH stratège
- Le DRH animateur de l'intelligence collective
- Le DRH intégrateur
- Le DRH communicant
- Le DRH garant du développement durable
- Le DRH promoteur d'une culture de l'innovation.

Au travers de cette présentation, nous avons découvert un ouvrage riche d'enseignements, indispensable à tous les acteurs des ressources humaines (RH, consultants et institutionnels) qui souhaitent cerner les enjeux de leur profession et anticiper activement son devenir.

Le DRH du 3ème millénaire - ISBN 978-2-7440-6281-0 paru en septembre 2007 - Classification : Ressources humaines - PEARSON Education France - Prix : 25 €

Pierre VELTZ, auteur du livre cité en référence, a donné une conférence à l'Ecole des Mines de Paris le 13 décembre.
Il s'agit d'un plaidoyer pour la modernisation des grandes écoles et non pas d'une approche critique comme a pu s'en faire l'écho la presse.
Selon lui, les grandes écoles souffrent d'une image traditionnelle et figée. Le dernier classement affiché par Shanghaï où aucune des grandes écoles françaises ne figure dans les 100 premières mondiales a été un vecteur  permettant une prise de conscience de la problématique des grandes écoles françaises dans le paysage mondial de l'enseignement supérieur.

Pierre VELTZ a orienté sa réflexion sur trois axes précis :

1 - La formation.
Nos grandes écoles dispensent une formation trop cartésienne. Une pédagogie orientée vers une approche plus concrète au départ, puis évoluant ensuite vers une approche intuitive permettrait de mieux se positionner. L'enseignement supérieur en Grande-Bretagne propose une pédagogie basée sur le concret et non pas sur l'intuitif. Notre formation dispensée dans les grandes écoles ne permet pas d'être créatif.

2 - La taille des écoles d'ingénieurs 
La plupart des grandes écoles d'ingénieurs diplôment entre 100 et 300 ingénieurs par an. Passer à des promotions de 1.000 diplômés permettrait une plus grande visibilité au niveau de la marque, notamment à l'international. Cela induirait également une dynamique interne du système, par une économie d'échelle (équipements coûteux), une économie de diversité (manque de diversité interne laissant place à des croisements de disciplines), et enfin une capacité stratégique de déploiement sur des champs nouveaux.

3 - De la sélection à l'innovation 
Les grandes écoles françaises sont des cabinets de recrutements de jeunes diplômés pour les entreprises du CAC 40.
L'accès à la première année (après les classes prépas) n'a pas été élargie et de ce fait, les étudiants n'ont pas la possibilité de choisir leur master en fonction de leurs goûts ou de leurs passions. On trouve donc sur le marché des ingénieurs à la tête "bien pleine" mais pas forcément "bien faite" pour aborder l'entreprise. 
Le diplôme d'une grande école a plus de valeur qu'un diplôme de docteur en France. La vision de Pierre VELTZ est que l'internationalisation va réguler cet effet. Si l'on regarde les success story aux Etats-Unis, elles concernent très souvent des non diplômés. Google en est un parfait exemple.
Quel sont les freins ? En France, on a besoin de modèles qui créent des réseaux. Les stages longs créent des flux vers l'industrie. Le système éducatif à la française ne favorise pas le goût du risque. En effet, les très bons élèves sont les survivants d'un parcours mortel dans le cursus scolaire : il n'y a pas de droit à l'erreur.
Le profil d'un entrepreneur est très différent de celui du bon élève. Il est donc nécessaire de se déprogrammer pour vouloir entreprendre.
Il en résulte qu'il faut plus de diversité d'étudiants dans nos cursus (culturelle, sociale...). Le système américain est complètement opposé car il favorise la diversité : le recrutement dans les universités américaines n'est pas basé sur l'excellence académique. On laisse la place à l'initiative, à la passion.

En conclusion, Pierre VELTZ pense que le processus de modernisation des grandes écoles induit un minimum de rupture :
- plus de recherche
- plus d'innovation

Ceci permettra une meilleure visibilité. Il faut créer une alliance objective entre l'enseignement actuel et les besoins des entreprises. L'objectif premier est de repositionner les grandes écoles comme acteurs de l'innovation et de la recherche. Cela nécessite un changement d'état d'esprit. Nos grandes écoles ne sont plus les acteurs des grandes aventures technologiques, contrairement au MIT par exemple.
Le clivage université/grandes écoles/ laboratoires de recherche est en mouvement, mais le regroupement global est loin d'être évident. Chacun a sa spécificité. Les megas structures ne sont pas souhaitables. Il semble préférable de regrouper des partenaires proches, cela n'excluant pas le rapprochement avec les universités. 
Le système "Master" n'est pas complètement exploité. Subsiste la nouvelle représentation que doit avoir une grande école. Pour l'auteur, la référence est une école du type Polytechnique Lausanne ou l'université de Karlsruhe. Elles représentent à elles deux une puissance dans le paysage européen en termes de moyens de recherches, de moyens financiers, de structure.

En France, les étudiants issus des grandes écoles ont une surestimation de l'étiquette de leur école. Sur le marché, ce sont leurs compétences qui leur permettent d'accéder aux états majors des grandes entreprises. L'internationalisation permet de dépasser ces représentations. La dénomination Master aide à désenclaver les diplômes des grandes écoles. On juge aujourd'hui sur les résultats.
Dernier point : le corps enseignant des grandes écoles a le devoir d'étoffer le nombre des enseignants chercheurs et de multiplier ses laboratoires de recherche. Il faut atteindre une taille critique en matière de recherche. Le corps enseignant doit également s'internationaliser. Ceci est incontournable.

Compte-rendu de la conférence dispensée le 13 décembre à l'Ecole des Mines de Paris par Pierre VELTZ, auteur du livre "Faut-il sauver les grandes Ecoles ? De la culture de la sélection à la culture de l'innovation". Publié aux Presses de Sciences PO

 

L'environnement économique actuel est devenu complexe, ce qui implique en France une croissance faible, un climat social tendu, un coût de main d'oeuvre élevé. Notre industrie se délocalise et les métiers se "tertiairisent". De plus, nous avons un euro fort et les fonds d'investissement entraînent une obligation de résultat.
Tout ceci amène à une réorganisation des entreprises, à des restructurations, à des transferts provoquant des licenciements.

Face à ces mutations, les cadres évoluent dans un marché difficile. Une analyse réalisée par ProCadres fait ressortir trois points importants :

1 - Le malaise des cadres
L'ancien modèle faisait émerger un équilibre, un statut, un rôle de médiateur. Il était porteur d'accélération dans le parcours des cardres.
Aujourd'hui, le pouvoir appartient aux financiers, la stratégie est imposée. Les cadres servent de fusibles et n'ont qu'un rôle d'exécution. Ils vivent sous tension et ressentent un grand isolement, ce qui provoque
un sentiment de désillusion pouvant conduire à la rupture. Ils font face à des stéréotypes alarmistes, à la trahison, au déclassement lié à la mondialisation et ressentent de la frustration et du stress.
Ils vivent deux types de remise en question :
- dans leur relation à l'entreprise - infidélité mobile, situation d'offreur de service...
- dans leur rapport au travail - respect de la personne, reconnaissance par soi-même, épanouissement personnel, frontière entre vie privée et vie professionnelle...

2 - Modification des comportements
Trois types de population doivent être considérés :
- Les jeunes cadres - ils ont muté par rapport à leurs aînés. Ils sont aujourd'hui offreurs de service, ils ont vu leurs parents au chômage et ont un nouveau rapport au travail et une relation à l'entreprise différente.
- Les seniors ont l'expérience des missions ; ils ont du recul par rapport à l'entreprise, ils font preuve d'indépendance et de maturité.
- Les cadres confirmés - entre 30 et 40 ans - ils ont un sentiment de rupture avec l'entreprise. Ils ressentent un malaise, sont soumis à l'influence de la GRH en terme de formation, de gestion des parcours...

3 - La pénurie de cadres
2.900.000 cadres travaillent dans le secteur privé. Ils connaissent le plein emploi, avec un taux de chômage de 3,5%. On dénombre 100.000 demandeurs d'emploi actifs, de tous âges. Le flux d'alimentation du chômage concernne 75% des jeunes cadres et 25% des seniors. On enregistre 2% de demandeurs d'emploi en plus chaque année. Les départs en retraite massifs des salariés issus du babyboom ne seront pas compensés par l'arrivée des jeunes diplômés sur le marché compte tenu de la faible démographie. De plus, les jeunes diplômés sont attirés par le secteur public. Le déficit de cadres est de 30.000 à 40.000 avec une estimation à 300.000 en 2012 !

Les secteurs qui seront le plus demandeurs de compétences seront : le BTP, l'industrie, les services et la banque / assurance.
Les fonctions les plus recherchées par les entreprises seront l'informatique, le commercial, la R&D, les RH, le pilotage de chantiers, le contrôle de gestion et la qualité.

Il ressort de cette étude que le marché est effectivement difficile, les solicitations sont perverses, le turn over est important et les délais de recherche longs.
Néanmoins, l'avenir devrait permettre d'arriver à une adéquation entre les besoins de compétences et les comportements des cadres. Nous avons vu que les plus jeunes ont un rapport à l'entreprise en mutation, une relation au travail différente de leurs aînés.
La question essentielle réside plutôt dans les nouvelles formes de travail qui devraient se développer à court/moyen terme. Le CRDI ( Contrat Réputé à Durée Indéterminée), les DTTP ( Départements de Travail à Temps Partagé), toutes ces types de contrats sont appelés à draîner des compétences pointues dont le rôle sera de mener des missions de management de transition notamment.

CR de la conférence ProCadres du 26 novembre 2007
Le 18 octobre, le Groupe AKKA Technologies est venu faire une conférence sur les métiers de l'ingénierie à la maison ESTACA. 4 intervenants ont pris tour à tour la parole et 22 participants, majoritairement étudiants de 4ème et 5ème année, ont participé à l'exposé et au débat qui a suivi.

Cette présentation s'est déroulée en 3 temps :

- Les métiers de l'ingénierie
- La présentation du Groupe et les opportunités de postes
- La présentation du challenge AKKA

Cette rencontre très vivante et riche d'échanges entre représentants d'AKKA et diplômés ou futurs diplômés a permis de mieux cerner les métiers, de connaître le groupe et son évolution à court/moyen terme, d'appréhender les enjeux de demain, notamment en ce qui concerne le développement à l'international.
Le challenge ciblant les futurs diplômés d'une cinquantaine d'écoles d'ingénieurs a fortement intéressé nos étudiants et gageons que notre école sera bien représentée en 2008 ! Pour tous les futurs diplômés qui souhaitent recueillir des informations sur cet évènement, rendez-vous à partir du 29 novembre sur le site 
www.akka.fr

Cette rencontre s'est terminée autour d'un pot durant lequel des échanges moins formels se sont noués.

Les petits déjeuners CNISF- Horizons politiques

INVITÉE DU MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2005 :

Valérie Pécresse - Députée des Yvelines, Porte-parole de l’UMP

2007 se jouera sur le chômage

La dynamique porte-parole de l’UMP, Valérie Pécresse, en est consciente et ne l’a pas envoyé dire : «Nous sommes tous persuadés que la capacité de l’UMP à être réélue en 2007 ou à porter un candidat à la présidence de la République sera uniquement corrélée à la situation de l’emploi

Cela tombait bien, car le petit déjeuner de rentrée du 21 septembre du club Lamennais, présidé par Noël Clavelloux, président du Conseil national des Ingénieurs et des Scientifiques de France, et animé par François Gervais, rédacteur en chef de la Lettre Horizons politiques, avait précisément comme thème «la politique de l’emploi». Cette rencontre a permis ainsi à la porte-parole de l’UMP de remettre les pendules à l’heure.

Pour résumer, Valérie Pécresse estime qu’il convient que le chef du gouvernement parvienne à faire baisser «continûment» le chômage dans les 18 prochains mois. Mais elle estime que, compte tenu de la situation qui, objectivement, n’est pas bonne avec des contraintes financières énormes, «il faudra engager des réformes structurelles qui devront être validées en 2007». Evoquant les dernières élections en Allemagne, la porte-parole de l’UMP a estimé que les électeurs allemands avaient voté à 80% pour les réformes.

Cela justifie la poursuite de la politique de réformes engagée par l’actuel gouvernement français. «L’Allemagne va continuer à se réformer, on ne peut pas perdre 18 mois», a-t-elle dit. La discussion est allée bon train avec les ingénieurs sur l’urgence des réformes, le rôle des parlementaires et des syndicats, et l’image de marque des «libéraux».

A propos du plan d’urgence pour l’emploi qui a commencé en juillet, et la formule proposée du Contrat Nouvelle Embauche(CNE), dénoncée par l’opposition comme facteur de «précarité du travail», Valérie Pécresse a reconnu que le Premier ministre avait eu une formule malheureuse (que je lui ai reprochée, a-t-elle précisé) en parlant de «période d’essai de 2 ans». «Borloo et Villepin parlent désormais de montée en charge progressive des droits des salariés pendant 2 ans.» Car le Contrat Nouvelle Embauche, qui s’inspire du modèle danois, donne effectivement au chef d’entreprise la liberté totale de licencier avec, en contrepartie pour le salarié, un contrat à durée indéterminée.

Cette opportunité est à mettre au regard de la situation actuelle qui n’est guère profitable aux salariés travaillant dans les très petites entreprises, a souligné Valérie Pécresse. «70% d’entre eux sont en contrat à durée déterminée et la moitié de ceux-là ont des contrats de moins d’1 mois, et l’autre moitié des contrats de 4 mois», affirme la porte-parole de l’UMP. «Le bilan qui vient d’être tiré par le gouvernement en septembre de l’application du CNE, prouve que c’est plutôt une bonne mesure, a-t-elle ajouté, car il y en a 30 000* de signés alors que le CNE n’existe que depuis le 2 août !»

   

Le retour aux emplois aidés pour les jeunes

Autre mea culpa de la députée des Yvelines : le gouvernement aurait mieux fait, en 2002, de ne pas supprimer les emplois jeunes. «On a peut-être fait une bêtise», admet-elle. «Cela est dû, en partie, reconnaît-elle, à la pratique de l’alternance politique et au changement de lois hystérique tous les 5 ans ». Certes, ajoute-t-elle, «la formule laissait à désirer» puisque, selon elle,  «il n’y avait pas de débouchés à la fin des 5 années que duraient ces emplois jeunes. Mais au lieu de les supprimer, on aurait mieux fait de les transformer et d’en faire un outil de présélection pour rentrer dans la fonction publique. Cela nous a sorti 350 000 jeunes du circuit», reconnaît-elle encore. «On pensait qu’ils seraient embauchés dans le secteur marchand». On a essayé, mais c’est très difficile, ajoute-t-elle. Politiquement, philosophiquement, le traitement social du chômage, on en a tous un peu ras-le-bol. On veut faire une «morale» de la politique de «croissance sociale» prônée par Dominique de Villepin. Il consiste à «redonner du pouvoir d’achat d’abord à ceux qui travaillent». «On a tellement empilé de dispositifs d’aide sociale les uns sur les autres, estime-t-elle, qu’objectivement plus d’un tiers des RMIstes n’ont pas intérêt à retrouver un emploi et cela grimpe à 90% pour les emplois à temps partiel. Un salarié qui reprend un Smic à mi-temps perd… 20 euros par mois par rapport aux aides qu’il peut toucher. Plus une famille est dans la misère, si elle a la CMU , l’aide au logement, le téléphone, la cantine, etc., moins elle a intérêt à travailler» Il faut, a-t-elle souligné avec force, que reprendre un travail ne soit  jamais défavorable pour le salarié.

Valérie Pécresse a évoqué beaucoup d’autres réformes à faire. Clarifier les formations (il faudrait une «vraie évaluation de la formation» et de « la carte des filières ») ; professionnaliser l’orientation ; réformer l’Etat, car on a trop de fonctionnaires qui n’ont plus de moyens. «La sur administration, c’est nous qui la générons en refusant de faire la réforme de l’Etat», a-t-elle dit.

Valérie Pécresse et Noël Clavelloux

*100 000 CNE signés à ce jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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