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Le blog emploi de l'ESTACA

RECRUTEMENTS : Les nouvelles règles du jeu

30 Octobre 2006, 10:57am

Publié par Patricia VAUX

 

 

 

Les exigences augmentent, les procédures deviennent de plus en plus sophistiquées… et surtout, les DRH accordent de plus en plus d’importance à la personnalité. C’est la nouvelle donne du marché du recrutement.

 

Un recruteur, un candidat et, entre les deux, un effort de persuasion, voire de séduction réciproque. Simple en apparence, et sans doute immuable. Pourtant, au-delà de ce scénario de base, les méthodes et le processus même de recrutement ont fortement évolué ces dernières années. Mieux vaut le savoir et connaître les nouvelles règles du jeu.

Premier point : les recruteurs ne s’intéressent pas seulement au diplôme. Même si celui-ci demeure incontournable, il n’est qu’un point d départ. Car les DRH se montrent de plus en plus attentifs à la personnalité des candidats et donc à tout ce qui peut la révéler – notamment leur comportement lors de l’entretien. Simple à énoncer, cette observation est souvent source de déconvenues. Nombre de jeunes diplômés s’imaginent que, avec un entretien qui leur semble se passer à peu près sans encombre, la partie est gagnée. Lourde erreur. Les recruteurs veulent comprendre comment le candidat s’est investi, quel a été son comportement dans telle ou telle situation.

Ensuite, les exigences des entreprises s’accroissent. Elles recherchent des diplômés bien formés, mais aussi rapidement opérationnels et qui ont donc une bonne connaissance du monde de l’entreprise. De fait, de plus en plus de candidats ont effectué plusieurs stages, voire une année de césure. Ceux qui ne l’ont pas fait sont forcément pénalisés. Il existe encore une large méconnaissance de l’entreprise et de ses méthodes de recrutement, surtout chez les universitaires. Attentes en hausse aussi en matière d’ouverture à l’international et notamment de maîtrise de langues étrangères.

Quant aux outils de recherche, ils sont de plus en plus perfectionnés. Les entreprises multiplient les entretiens : il n’est pas rare de rencontrer 4 ou 5 interlocuteurs (recruteurs ou opérationnels) avant de signer son contrat. Les Assessment Centers se répandent. Sans compter Internet qui permet non seulement de collecter un grand nombre de candidatures, mais aussi d’analyser plus finement les CV.

 

 

 

Un marché moins lisible.

Enfin, les entreprises s’efforcent de tisser des liens de plus en plus étroits avec le monde étudiant et avec les écoles ou les universités. Les stages, les apprentissages, les chaires, mais aussi les compétitions étudiantes en tout genre sont désormais des canaux privilégiés pour mieux connaître les étudiants et donc pour créer des conditions de recrutement, tout en limitant les risques d’erreur.

HEC favorise au maximum ce type de relations, notamment via sa fondation qui regroupe une trentaine de firmes. Certes, le « classique » envoi de candidatures, par la poste ou par Internet, est toujours d’actualité. Mais à côté, il existe maintenant d’autres moyens d’aboutir à l’embauche.

Résultat, certains candidats sont déroutés par ces évolutions. Ils ont le sentiment que les règles du jeu et les critères de recrutement sont opaques, biaisés, incompréhensibles. Une impression qui peut alimenter, pour une part, un certain rejet de l’entreprise.

Il est vrai que l’attitude de certaines sociétés peut entretenir le flou. Les recruteurs ont tendance à réclamer des profils originaux. Mais au fond, elles recrutent souvent les candidats les plus conformes. De même, l’Assessment Center vient parfois contredire l’impression laissée par le stage.

Reste qu’une dernière évolution pourrait bien changer encore la donne. Si la reprise du marché de l’emploi se confirme et s’amplifie, des tensions pourraient apparaître. Confrontées à des besoins accrus de compétences, les entreprises pourraient dès lors se montrer un peu moins exigeantes. On n’en est pas encore là…

 

 Source Les Echos SUP

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