Ils sont aujourd’hui en pré-retraite ou en retraite ….
Un peu plus de 5% de la population des diplômés interrogés déclarent être en retraite (ou en préretraite). Leur cessation d’activité s’est effectuée pour près de 36% d’entre eux entre 55 et 59 ans, pour 30% entre 60 et 64 ans et pour 1/3 à 65 ans et plus. A la sortie de l’école, 53% d’entre eux avaient choisi la spécialité « aéronautique » et 47% la spécialité « automobile ».
… mais ont connu des trajectoires professionnelles somme toute assez linéaires
Sur cette génération de diplômés, il faut convenir que les mobilités professionnelles n’étaient pas très fréquentes, mais cette situation n’est bien évidemment pas spécifique à l’ESTACA. Le graphe ci-dessous permet de mesurer l’intensité des mobilités intersectorielles de ces diplômés aujourd’hui en retraite. Pour cela, nous avons volontairement décrit les parcours professionnels sur la base de 100 diplômés par spécialité d’origine.
Dans la spécialité aéronautique, pour 100 diplômés sortis, 84 ont débuté leur carrière dans ce secteur parmi lesquels 69 y sont restés toute leur vie professionnelle durant. Les 16 diplômés qui s’étaient, à l’origine, orientés vers d’autres secteurs économiques y ont été rejoints en milieu de carrière par 15 diplômés en provenance de l’aéronautique. Parallèlement, pour 100 diplômés sortis de la spécialité automobile, 47 ont commencé, poursuivi et terminé leur carrière dans ce secteur. Ils y ont été rejoints à mi-parcours par 5 diplômés issus des 17 qui avaient opté pour le secteur de l’aéronautique et par 11 des 36 diplômés ayant commencé leur carrière dans d’autres secteurs non « fondamentaux ». En fin de carrière, le secteur de l’automobile a de nouveau récupéré 2 autres diplômés issus de l’aéronautique alors que 4 autres diplômés y travaillant aussi, se sont orientés vers les autres secteurs (hors automobile). En conclusion, 3 diplômés sur 5 ont fait toute leur carrière dans les deux secteurs privilégiés constituant les débouchés naturels des ingénieurs de l’ESTACA, le reste se partageant à égalité entre ceux qui n’ont jamais travaillé dans l’un de ces 2 secteurs « phares » et ceux qui ont pratiqué la mobilité entre l’automobile, l’aéronautique, l’audit, l’informatique,….
Les diplômés en recherche d’emploi
Peu nombreux, les diplômés en recherche d’emploi représentent un peu plus de 3,4% des effectifs diplômés de l’ESTACA et 3,7% des actifs (cf. tableau ci-dessous). Ce sont essentiellement les diplômés de moins de 5 ans d’ancienneté (plus particulièrement les diplômés sortis en 2004) qui sont les plus touchés. Ils représentent près d’un actif diplômé sur 4 mais 45% des demandeurs d’emploi (respectivement 59% des demandeurs d’emploi issus de la spécialité « Aéronautique » et 28% de la spécialité « Automobile »). Pourtant, si l’on exclut du calcul les diplômés sortis en 2004, leur part n’est plus que de 14%. Il s’agit donc davantage d’un chômage de « circonstance » que d’une situation durable. A noter quand même la part relativement élevée des demandeurs d’emploi ayant 20 ans ou plus d’ancienneté (4,6%).
Part des demandeurs d'emploi chez les actifs diplômés de l'ESTACA selon l'ancienneté
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Ancienneté
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% de demandeurs d'emploi (tous diplômés actifs confondus)
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% de demandeurs d'emploi(sans les diplômés 2004)
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moins de 5 ans
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6,9%
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2,7%
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de 5 à moins de 10 ans
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2,5%
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2,5%
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de 10 à moins de 15 ans
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2,8%
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2,8%
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de 15 à moins de 20 ans
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0,0%
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0,0%
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20 ans et plus
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4,6%
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4,6%
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Ensemble
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3,7%
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3,6%
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Par ailleurs, un peu plus de 20% des demandeurs d’emploi sont inscrits à l’ANPE depuis moins de 2 mois, 35% ont une durée d’inscription comprise entre 2 et 5 mois et 42% le sont depuis 6 mois ou plus. Enfin, à l’exception des diplômés sortis en 2004, plus d’un demandeur d’emploi sur 3 occupait auparavant un emploi dans la fonction « commercial/marketing », 22% dans l’ingénierie et les études techniques, 18% dans le Conseil et l’Audit et près d’un sur 4 dans une fonction non identifiée.
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