Le DRH de PSA a détaillé, lors du dernier CCE, le bilan du plan de réduction des effectifs, sans licenciements ni préretraites, lancé le 1er juin
dernier.
Après 6 mois d'application du plan de départs volontaires, 5 090 salariés de PSA Peugeot Citroën "ont adhéré à une mesure de départ de l'entreprise", a annoncé la direction le 13 décembre. C'est plus que les 4 800 départs programmés par l'accord de GPEC signé en avril dernier, dont l'accompagnement était prévu par "ce paln de redéploiement des emplois et des compétences". Les départs proposés visaient les effectifs de structure (hors main-d'oeuvre de fabrication et du commerce, et de certains métiers en tension).
Plus de 3 000 projets personnels
Le bilan, présenté par Jean-Luc VERGNE - DRH du Groupe - au CCE du 13 décembre, indique 3 740 départs pour projets personnels (dont 359 créations ou reprises d'entreprise), 1 010 départs volontaires en retraite et 340 congés de reclassement. Les candidats au départ sont ouvriers (1 510), ETAM (1.580) et cadres (2 000) ; 54 % des partants ont plus de 55 ans.
"Environ 120 millions d'euros ont été provisionnés, en juin dernier, pour financer ce plan", a précisé Jean-Luc VERGNE, lors d'une présentation à la presse, le 14 décembre. Le dispositif proposait notamment, outre les indemnités légales, des aides au reclassement et à la création d'entreprise, au départ volontaire à la retraite,des congés de reclassement de quatre à neuf mois...
Organisation des rencontres emploi
Dans le cadre du plan, le groupe a aussi organisé des "rencontres de l'emploi" à Poissy et à Sochaux et des cellules emploi mobilité, qui ont reçu 14 300 visites de salariés. En 2007, au départ lié à ce dispositif, se sont ajoutés 590 départs en retraite de cadres prèvus, ou d'ouvriers polyvalents, auxquels les dispositifs du plan ont été étendus (3 mois de salaire en plus des indemnités de départ en retraite). "Les mesures du plan seront reconduites en 2008 sur certains sites pour un millier d'ouvriers, a indiqué Jean-Luc VERGNE. D'autre part, dans les années à venir, 2 000 personnes par an devraient arriver à l'âge de la retraite."
La CGT qui n'était pas signataire de l'accord de GPEC, a dénoncé "une casse de l'emploi" et "une dégradation des conditions de travail", tandis que FO, qui s'est exprimée à la sortie du CCE, a qualifié le plan de "moindre mal" et jugé qu'il ne laissait " personne sur le carreau".
Article paru dans Entreprise & carrières n° 886/887 du 18 décembre 2007
Après 6 mois d'application du plan de départs volontaires, 5 090 salariés de PSA Peugeot Citroën "ont adhéré à une mesure de départ de l'entreprise", a annoncé la direction le 13 décembre. C'est plus que les 4 800 départs programmés par l'accord de GPEC signé en avril dernier, dont l'accompagnement était prévu par "ce paln de redéploiement des emplois et des compétences". Les départs proposés visaient les effectifs de structure (hors main-d'oeuvre de fabrication et du commerce, et de certains métiers en tension).
Plus de 3 000 projets personnels
Le bilan, présenté par Jean-Luc VERGNE - DRH du Groupe - au CCE du 13 décembre, indique 3 740 départs pour projets personnels (dont 359 créations ou reprises d'entreprise), 1 010 départs volontaires en retraite et 340 congés de reclassement. Les candidats au départ sont ouvriers (1 510), ETAM (1.580) et cadres (2 000) ; 54 % des partants ont plus de 55 ans.
"Environ 120 millions d'euros ont été provisionnés, en juin dernier, pour financer ce plan", a précisé Jean-Luc VERGNE, lors d'une présentation à la presse, le 14 décembre. Le dispositif proposait notamment, outre les indemnités légales, des aides au reclassement et à la création d'entreprise, au départ volontaire à la retraite,des congés de reclassement de quatre à neuf mois...
Organisation des rencontres emploi
Dans le cadre du plan, le groupe a aussi organisé des "rencontres de l'emploi" à Poissy et à Sochaux et des cellules emploi mobilité, qui ont reçu 14 300 visites de salariés. En 2007, au départ lié à ce dispositif, se sont ajoutés 590 départs en retraite de cadres prèvus, ou d'ouvriers polyvalents, auxquels les dispositifs du plan ont été étendus (3 mois de salaire en plus des indemnités de départ en retraite). "Les mesures du plan seront reconduites en 2008 sur certains sites pour un millier d'ouvriers, a indiqué Jean-Luc VERGNE. D'autre part, dans les années à venir, 2 000 personnes par an devraient arriver à l'âge de la retraite."
La CGT qui n'était pas signataire de l'accord de GPEC, a dénoncé "une casse de l'emploi" et "une dégradation des conditions de travail", tandis que FO, qui s'est exprimée à la sortie du CCE, a qualifié le plan de "moindre mal" et jugé qu'il ne laissait " personne sur le carreau".
Article paru dans Entreprise & carrières n° 886/887 du 18 décembre 2007
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