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Le Blog Emploi de l'ESTACA

                       


Ce blog est destiné en premier lieu aux anciens élèves diplômés de l'ESTACA. C'est avant tout un espace de travail et d'échange, nous vous remercions de le respecter.

L'objectif est de vous faire partager des informations sur les thèmes liés à l'emploi, à la gestion de carrière, ainsi que sur les  entreprises partenaires de notre école. Vous serez également informés sur les évènements majeurs concernant l'emploi des ingénieurs.

 

"Les hauts potentiels" - Mireille FESSER et Arnaud PELISSIER-TANON - 2d. Eyrolles, 160 pages, 22 Euros

En France, l'école d'origine tient souvent lieu de talent à défaut de compétences évidentes pour devenir manager. En étant mauvaise langue, on pourrait parfois dire que le diplôme dispense un certain nombre de personnes de développer leurs compétences. Pourquoi se creuser la tête pour faire réussir son entreprise quand le potentiel est perçu comme un capital, quelque chose d'acquis - sauf grave accident de parcours, et encore -, une fois pour toute ?

En théorie, les grandes entreprises françaises accordent, comme il se doit, une place importante à la gestion des hauts potentiels. Mais, paradoxalement, dans la pratique, outre la référence au corps d'origine du candidat, les critères de sélection sont particulièrmeent opaques, voire contestables. En principe, la performance est supposée être le critère décisif. Mais quelle définition retient-on de celle-ci ? Il semble que l'on confonde assez souvent la compétence avec l'ambition.

Pour Mireille FESSER et Arnaud PELISSIER-TANON, tous deux spécialistes des RH, il est important de s'appuyer sur des méthodes fiables pour identifier et évaluer d'autres qualités pour être manager, comme la modestie, la maturité émotionnelle ou la vision stratégique. De nombreux portraits de dirigeants rencontrés par les auteurs viennent étayer leurs propos.

Article rédigé par Pauline RABILLOUX - Entreprises & Carrières N° 872 (18/24 septembre 07)
La 2ème édition nationale du Forum CAO-Emplois aura lieu les 4 et 5 octobre 2007 à la Cité des Sciences et de l’Industrie – Espace Condorcet à Paris
 
Le 4 octobre de 17H à 21H30
Le 5 octobre de 9H à 16H30
 
Spécialistes des métiers de la CAO, CFAO, Calcul, Simulation, PLM
Cet évènement est l’occasion unique pour vous de rencontrer sur un même lieu les entreprises qui recrutent des profils de techniciens et ingénieurs spécialisés dans vos métiers
  • Dessinateurs
  • Dessinateurs projeteurs
  • Chefs de projet
  • Designers industriels
  • Concepteurs mécanique
  • Concepteurs électronique
  • Ingénieurs calcul : structures, fluides, thermique, acoustique…
  • Ingénieurs et techniciens spécialisés par filière : électricité, composites, moules…
  • Administrateurs de maquette numérique et de données CAO
Optimiser sa recherche d'emploi
Ce forum s’adresse aux personnes en poste ou à la recherche d’un premier emploi.
L’enquête effectuée auprès des 700 visiteurs de l’édition 2006 a montré que :
  • 86 % ont établi un contact avec une moyenne de 8 contacts par candidat
  • Plus de 50% ont obtenu un RDV après le Forum
  • 63% pensent trouver un emploi grâce au Forum
Les plus du Forum 2007 :
Un atelier "Conseil en projets professionnels" sera organisé tout au long de la manifestation avec les conseils d’une consultante RH pour aider les candidats à valoriser leur CV, leur lettre de motivation et leur recherche d’emploi sur Internet
 
Comprendre l’évolution des métiers de la CAO et des technologies
Tout au long du Forum vous pourrez assister à des mini-conférences animées par les recruteurs, les fédérations et associations sur l’évolution des métiers et des technologies
  • Qu’attend-on aujourd’hui d’un concepteur mécanique ?
  • Le métier de designer industriel: un compromis entre l’esthétique et la technique ?
  • PLM : la gestion des connaissances et des savoir-faire de l’Entreprise ouvre t-elle de nouveaux débouchés ?
  • Comment les technologies de simulation contribuent-elles aux métiers de l’ingénierie ?
  • Quid de la simulation multi-physique ?
  • Les métiers du BE dans le BTP ?
  • Quelle spécialisation complémentaire? : matériaux composites, nanotechnologies, biotechnologies…
Les plus du Forum 2007 :
Des Ateliers de Travaux Pratiques pour découvrir les évolutions des logiciels et une prise en main des nouveaux produits
 
Ils ont participé à l'édition 2006
ABMI - AIRBUS - AJILON ENGINEERING - AKKA TECHNOLOGIES - ALLIANCE SOLUTIONS - ARES SSII - ARIAL INDUSTRIES - ASSYSTEM - BERTRANDT SA - CADWARE/SOLIDWORKS - CAO.FR - CERGI - ECM - E-TAM CENTER - EXPECTRA - GECOM - GIF - GRETA - HARVEST - IDESTYLE - IMPAC INGENERIE - INGENICA - INGETECH - IUP DU LITTORAL/CUEPP MDTVISION - MICADO - RANDSTAD - SARIATECH - SARIEL - SEGULA TECHNOLOGIES - SOGETI HIGH TECH - TOHTEM – T-SYSTEMS France - 4CAD SOLUTIONS - IFA MANTOIS DU VAL DE SEINE - UTC/UTT/UTMB

Dans un environnement où les compétences sont moins nombreuses que les projets envisagés par les entreprises, le métier d'ingénieur fait l'objet de toutes les attentions. Les carrières proposées n'ont plus rien à envier aux autres filières.

La crise financière n'a pas - encore - ébranlé l'optimisme des recruteurs. Dans le courant d'embauches toujours vif, les jeunes talents ayant des compétences et des stages reconnus dans les services informatiques ou l'énergie sont courtisés. Les ingénieurs de production comme ceux de la recherche-développement sont en haut du toboggan. Il faut dire que jamais depuis des lustres, la conjoncture ne leur a été aussi favorable : les usines recommencent à tourner avec des coefficients d'utilisation proches des pleines capacités. Au moment même où la génération du baby-boom entame son repli vers la retraite.

L'industrie embauche

Les indicateurs du marché du recrutement sont positifs. En 2006, plus de 36 000 cadres ont été embauchés. Il en sera de même cette année : l'industrie devrait battre les records d'engagements établis l'an derrnier, et si tout va bien d'ici noël, taquiner la barre des 40 000 emplois. Une progression de 10 % d'une année sur l'autre selon une analyse de l'APEC. Parmi les facteurs qui portent cette euphorie, le dynamisme du bâtiment est assez central. Il est à lui seul un gros consommateur de jeunes ingénieurs, de seniors aussi quand le gap entre les besoins et les disponibilités de la ressource humaine est trop important, et parfois d'ingénieurs étrangers quand la pression est extrême. Par contagion, les activités comme la mécanique, la chaudronnerie... sont sous pression. D'autant que le secteur énergie traditionnelle, nucléaire et nouvelles énergies est en plein essor. Chez TOTAL, on reconnaît avoir les financements disponibles pour de nouveaux projets et n'être freiné que par la faiblesse des ressources humaines capables de les mettre en oeuvre. D'une manière générale, le parapétrolier, le transport du pétrole et du gaz ont besoin d'ingénieurs. La fibre de la mobilité étant dans ces fonctions une des composantes clé.

Il en est de même pour les activités de maintenance . Trop longtemps ignorées à cause d'un image peu flatteuse, elles avaient la réputation de n'offrir aux cadres que peu de perspectives de carrières. La donne a changé et elles offrent aujourd'hui de véritables opportunités aux jeunes diplômés de maîtriser le coeur des métiers de leur filière. Avec des perspectives à la hauteur des engagements financiers que représentent aujourd'hui les outils à maintenir compétitifs.

La R&D au premier rang

C'est le grand retour de cette fonction. On peut même dire qu'elle tient dans beaucoup de secteurs, celui de l'électronique en tête, une place toute particulière dans les stratégies de recrutement des entreprises. Pour les industriels, recruter des ingénieurs et des post-doctorants en R&D est un élément de différenciation indispensable. Comme les budgets sont de retour, les grands groupes franchissent de nouveau le pas. C'est une belle opportunité pour les Bac + 8 qui, face à la pénurie d'ingénieurs, creusent leur sillon. Cette pénurie de jeunes talents disposés à faire le métier d'ingénieur tient aussi beaucoup à la pression exercée par les entreprises du chiffre, les banques, les cabinets d'audit dont les offres en début de carrière sont souvent irrésistibles aux yeux d'un jeune diplômé. Attention toutefois à ne pas céder aux mirages des premiers pas fulgurants, conseillent nos experts : une carrière se construit sur la durée et désormais les métiers de l'industrie proposent des cursus qui mènent aux plus hautes fonctions. D'autant que l'acquisition de compétences éprouvées par l'épreuve du feu du terrain bâtit une légitimité souvent indispensable pour gravir la hiérarchie des grands groupes ou jouer les premiers rôles dans les belles PME.
Revenir aux fondamentaux de la compétence technique, maîtriser l'anglais, multiplier les stages de longues durées quand on est à l'université pour se construire un CV cohérent et en prise avec les attentes de l'entreprise, sont quelques uns des conseils de base que formulent nos experts. Pour les ingénieurs confirmés, les choses sont plus simples, le marché est en demande forte et la balle est manifestement dans leur camp. Ils peuvent donc mieux négocier que jamais leur embauche. En contrepartie, les recruteurs attendent de plus en plus de mobilité et de disponibilité car la meilleure définition de l'ingénieur reste le binôme technique + passion.

Extrait de l'édition du mardi 18 septembre du Monde "Paroles d'experts"

Société reconnue dans les domaines de l’ingénierie aéronautique, le Groupe AEROCONSEIL recrute des diplômés de l’ESTACA à travers ses branches SEDITEC et ATS International. Cette campagne de recrutement est visible sur les sites généralistes tels que Monster ou Cadremploi, mais également sur les sites spécialisés comme Aerocontact et Aeroemploiformation.  

 

Société aéronautique de services, (900 collaborateurs, CA 2006 : 106 M), AEROCONSEIL est un partenaire clé de l'industrie aéronautique et du transport aérien. En fort développement, en France et à l'international, AEROCONSEIL recrute  des INGÉNIEURS et TECHNICIENS pour ses activités à Toulouse, Madrid et Hambourg, débutants et confirmés. 

 

Les postes sont à pourvoir dans les domaines suivants : 

 

Ingénierie Aéronautique et Systèmes

Ingénierie Aéronautique et Systèmes

Flight Management Systems (FMS)

Ingénierie Performances Avions

Ingénierie Communication Navigation Surveillance (CNS)

Systèmes Avioniques

Sciences du vol et propulsion soutien série

Ingénierie Electro-hydro-mécanique

Méthodes conception et systèmes

Ingénierie des Exigences

Ingénierie Validation et Vérification

Ingénierie Maintenabilité 

 

Services au Transport Aérien

Opérations aériennes (flight ops) et réalisation de manuels pour les pilotes

Gestion et production de documentation aéronautique

Electronique et logiciels embarqués

Systèmes avions et modifications cabine

Etudes informatiques et aéronautiques

Supports opérationnels

Maintenance aéronautique 

 

Consultez toutes les offres sur www.aeroconseil

A L'ATTENTION DE TOUS LES DIPLÔMES DE LA DOMINANTE FERROVIAIRE

La SNCF mène depuis quelques mois une grande campagne de recrutement. En effet, la gestion des âges - notamment liée au départ en retraite des "papyboomers" - incite la SNCF à recruter de jeunes talents.

Connectez-vous sur le site www.sncf.com - rubrique "Rejoignez-nous", puis cliquez sur l'espace "Offres".

Actuellement, des ingénieurs dans les fonctions suivantes sont recherchés :

- Responsable d'équipe de conducteurs de train

- Conducteur d'opérations

- Adjoint au Directeur de programme Performance

- Ingénieur maintenance

- Responsable technique

La SNCF s'ouvre à l'international grâce au trafic fret et aux grandes lignes, à l'heure où les enjeux deviennent européens. Si vous souhaitez développer un parcours à l'international, profitez de ces opportunités.

 

RECRUTEMENT 2007 : SOGETI RECRUTE 700 INGENIEURS D'ICI FIN 2007

Au niveau mondial, le Groupe SOGETI, leader des services informatiques et d'ingénierie de proximité pour les grands groupes internationaux, membre du Groupe CAPGEMINI, recrute en 2007 3.400 collaborateurs dont 2.000 en France.

SOGETI, qui a déjà intégré 1.300 collaborateurs depuis le début de l'année, recrute 700 ingénieurs en France de septembre à décembre 2007. La société confirme sa stratégie de croissance et intensifie son recrutement avec un chiffre en hausse de 10% par rapport à 2006.
Rappelons que le Groupe SOGETI réunit plus de 16.000 collaborateurs dont 9.500 en France.

 

Une stratégie de proximité avec les collaborateurs

Cette stratégie s'applique facilement grâce à un modèle organisationnel sous forme d'agences de 80 à 100 collaborateurs. Les agences sont organisées par secteur géographique, économique, métier ou bien par croisement de ces trois possibilités. Le directeur d'agence possède une autonomie de gestion tant au plan commercial que pour les réalisations techniques ainsi que le recrutement et la gestion de ses collaborateurs.

A propos du groupe Sogeti

Le Groupe Sogeti (membre du Groupe Capgemini), leader des services informatiques et d'ingénierie de proximité, propose une offre de services de proximité dans les domaines du Conseil en Haute Technologie et de l'Informatique pour les grandes entreprises au travers de ses trois métiers complémentaires :
- High Tech ou Conseil en Haute Technologie
Recherche et Développement externalisés et Conseil en Innovation.
Etudes et Développements scientifiques et techniques, conception mécanique, développement de systèmes complexes.

- Application Services ou l'intégration de systèmes
De la conception à la maintenance du système d'information : Le conseil, l'architecture, l'assistance à la maîtrise d'ouvrage, la réalisation, l'intégration, les tests et la maintenance du patrimoine applicatif.
- Infrastructure Services ou infogérance et l'administration de systèmes
De l'intégration des infrastructures techniques à l'exploitation du système d'information : Le conseil, l'architecture technique, l'ingénierie, l'intégration, le déploiement et l'administration des systèmes et des réseaux, la gérance d'exploitation et le support aux utilisateurs.

Pour consulter et répondre aux offres d'emploi : www.meetsogeti.com

SOGETI sera présent le 16 novembre 2007 au FORUM ESTACA à Levallois  

Communiqué de presse - Le 28 août 2007 sur Easybourse.com

Souvent mal préparés à aborder le monde du travail, de plus en plus de jeunes sortant de l'université veulent être épaulés dans leur quête d'un premier emploi.

Serrer la main avec assurance, poser sa voix, porter les vêtements adéquats en hiver comme en été, regarder droit dans les yeux sans arrogance, voilà le genre d'enseigenement que ne délivre pas l'université. Pour répondre aux questions des jeunes diplômés angoissés, des entreprises américaines les épaulent dans leur quête d'un emploi et surtout, les orientent vers les postes qui vont les satisfaire. Un nouveau débouché au pays des "coachs".

Les coachs aident les jeunes diplômés à se présenter aux employeurs non comme des étudiants accomplis mais comme des candidats qualifiés. Les outils utilisés vont des livres aux ateliers de rédaction de CV en passant par les exercices physiques de maintien et les défilés de business-mode. Les séances durent plusieurs mois, en groupe ou individuellement, par téléphone ou en face à face, dans un cadre privé mais aussi à la demande d'entreprises et même d'universités.

"Très concrètement, on les aide à se présenter aux employeurs", résume Emily MacLellan, fondatrice de Springboard Career Consultants, une entreprise newyorkaise spécialisée dans le "coaching" de jeunes diplômés. "Beaucoup n'ont pas compris que déposer un CV sur Internet n'était pas la bonne méthode", note-t-elle. Laura Katen, présidente de Katen Consulting, leader sur le marché de l'accompagnement de jeunes diplômés, travaille avec quinze coachs dotés chacun d'une spécialité : CV, lettres de motivation ou encore habillement et voix, mais, tient-elle à préciser, "les moyens de leur donner de faire bonne impression, c'est aussi les aider à trouver leur chemin".

Accoucheurs de vocations

"L'idée est de les aider à ce point de transition entre le monde des études et le monde du travail qui n'est pas toujours facile à vivre", explique Emily MacLellan. Les professionnels constatent que ces jeunes, au bagage intellectuel souvent plus conséquent que la moyenne, ne parviennent pas à identifier leurs points forts et leurs faiblesses. "D'une certaine manière, ils ont tellement appris qu'ils ont du mal à choisir une carrière", analyse Lindsey Polak, coach et auteur du livre "De l'université au métier : 90 conseils avant d'entrer dans la vraie vie". "Au lieu d'être compétents dans un domaine, poursuit-elle, ils sont entraînés à beaucoup de choses. Et ça peut être dur d'avoir trop de choix". Dans le maelström de connaissances et de métiers possibles, les coachs jouent donc aux accoucheurs de talents et de vocations. Un rôle censé placer le jeune diplômé à la bonne place et au bon moment.

"Il y a des talents cachés chez les gens, insiste Carol Ross, coach chez Carol Ross & Associates, et quand ils en prennent conscience, ils les utilisent et réussissent". Carol Ross, pour qui le coaching de jeunes diplômés reste une activité minoritaire - elle travaille proncipalement avec un public plus mûr - constate que c'est à la fois plus facile car "à leur âge, un petit conseil peut faire une grande différence dans leur orientation", mais aussi plus difficile parcequ'ils n'ont pas cette connaissance d'eux-mêmes sur laquelle on pourrait se baser pour trouver ce pour quoi ils sont faits".

Une génération très couvée

Christine Braathen, jeune diplômée en psychologie, aujourd'hui assistante du vice-président d'une compagnie de production, a travaillé avec Carol Ross de mars à juillet 2006 à raison de deux heures par semaine. Cela lui a permis "d'aller un peu plus profond dans [sa] personnalité et de devenir une emplyée plus complète". "Carol m'a fait apprendre des choses sur moi que j'aurais probablement découvertes un  jour, raconte-t-elle, mais qui m'ont été très utiles pour trouver un travail qui me correspond.

A l'unanimité, ces professionnels notent que les jeunes diplômés ressentent le besoin d'être épaulés. "Beaucoup de jeunes adultes d'aujourd'hui ont eu ce que j'appelle des "parents hélicoptères", analyse Laura Katen. Ces parents couvent leurs enfants, et le jour où leur progéniture doit faire un choix, elle n'en est pas capable. "Coach de carrière, coach de sport, coach de régime, aux Etats Unis, on veut tout le temps être heureux, ajoute amusée, Lindsey Pollak, et comme le travail c'est notre vie... Avoir un Career coach, c'est vouloir contrôler sa carrière et réaliser que demander de l'aide et des conseils est acceptable.

Pour William White, professeur de management à l'université de Northwestern, qui a été cadre dans une entreprise pendant plus de trente ans, "ce phénomène dépend beaucoup de la conjoncture. Si le marché du travail est dur, il est plus difficile de trouver un métier : les jeunes diplômés ne veulent donc pas se tromper". Cet enseignent, auteur de "Dès le premier jour", un ouvrage sur ce que les juenes doivent savoir dès leur premier 1er emploi, reconnaît qu'il est important d'avoir quelqu'un dans son entourage qui soit "une sorte de mentor mais gratuit !", un ami de la famille, comme il le conseille souvent à ses étudiants.

Services d'orientation débordés

De la même manière, Lindsey Pollak, qui ne pratique le coaching que dans le cadre d'universités, recommande toujours aux étudiants de "parler à quelqu'un de plus vieux" et organise des ateliers où elle leur apprend à poser les bonnes questions à leurs aînés.

Beaucoup de coachs spécialisés constatent que leur activité s'est développée car les services d'orientation des universités sont souvent débordés. Toutefois, le coaching pour jeunes diplômés reste une solution marginale. "Notre étude* montre que les étudiants qui ont un emploi à temps plein ont une tendance à davantage utiliser le service d'orientation de leur université et ses ressources que ceux qui se sont adressés directement à un employeur, commente Marilyn Mackes, directrice de la Nace (Association Nationale des Universités et des Employeurs). "Cela confirme la valeur ajoutée de tels centres, et pour les étudiants et pour les employeurs". Les méthodes peuvent même se compléter : certaines universités font ponctuellement appel, dans le cadre de séminaires et autres interventions, aux services de coachs privés.

(*)Selon cette enquête menée par la Nace sur Internet de Mars à Mai 2007, 52 % des étudiants qui occupent un emploi stable à temps plein déclarent être passés par le service d'orientation de leur université, tandis que 41 % d'entre eux disent avoir envoyé leur CV à partir du site Web du même service.

Article paru dans le Echos du 31 Août 2007, envoyé du bureau de New York

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